jeudi 10 juillet 2008

N° 4 La rando





Michel et Lucien ont rencontré l’amour. Le grand amour ! Vous allez me dire que tout cela est bien banal mais quand même, il faut les voir avec leurs jumelles. Ouais parce qu’il s’agit de deux frangines clonées et ce n’est pas tout : ce sont des marcheuses. Fausses jumelles mais vraies randonneuses. Depuis le temps que l’on traîne nos guêtres par les chemins, cela devait arriver mais marcher la nuit en titubant, n’a rien a voir avec ce que font ces filles. Le coté positif du truc, c’est que l’on rigole un max au bar en écoutant les exploits de nos deux compères. Quand j’en ai marre d’entendre leurs conneries, j’écrase malencontreusement les arpions pleins d’ampoules de ce grand con de Michel. Il grimace de douleur mais se garde bien de se plaindre.
J’ai moins rigolé quand Marie la femme de ma vie du moment, endoctrinée par les deux marcheuses a tenu à nous faire participer à leurs journées. D’abord j’ai gueulé puis j’ai bu. Et Marie cette petite garce a entamé une grève de l’amour. Le coup bas. Direction un super marché du sport. Incroyable le nombre de pompes, de pantalons et de chaussettes adaptés à la marche… et pas à mon porte monnaie. Une fois ma paye dépensée j’étais équipé. Comment j’ai fait pour ne pas claquer le beignet à quelques vendeurs au ventre plat et look de surfer reste un grand mystère. Et le samedi suivant je retrouve les amis à l’aube dans les monts du Lyonnais. A l’aube ! Nos belles sont radieuses. C’est Michel qui a tout organisé et je lui fait confiance. Il a négocié pendant des jours avec nos compagnes et je me doute qu’il a fait les choses bien. (enfin j’espère ! ! !)
D’entrée c’est la faute à « pas de chance » : il fait beau. Et nous attaquons le circuit. Surprise, je trouve cela plutôt plaisant, mais je n’en laisse rien paraître, j’vais pas me lever à l’aube tout les week-end tout de même. J’aime bien me coller à ma douce le matin quand elle est toute chaude de sommeil. Elle gémit doucement avant de se coller à moi elle aussi. Alors, les monts du Lyonnais !
En attendant on attaque la fin du périple et je vois le village apparaître dans le lointain. Il va être treize heures. Le circuit a été assez court, mais cela faisait parti de nos conditions. Pour une première, cela ira. Aux voitures on change de chaussures pour se diriger vers le bar restaurant du village. C’était une autre de nos condition. Une merveille ce petit troquet. On dirait que tout le bled est à l’apéro et nous n’avons aucunes difficultés à nous fondre dans la masse. C’était jour de marché au village, et ça boit et ça rigole. On a une drôle de soif et les petits blancs ont du mal à l’étancher. Je ne sais si c’est la fatigue, le vin ou la soif, toujours est-il que l’ambiance s’est rapidement dégradée. Allez savoir à quel moment tout a basculé. Quand Lucien a renversé malencontreusement son verre sur un des chasseur dont c’était le repas annuel ? Quand j’ai dit au chasseur qui râlait : « Chasseur, tout dans les douilles, rien dans les couilles » ? Quand Michel a gueulé : « Moi j’les encule, tous ces bouseux » ?
Se battre à la campagne, est assez risqué. Surtout avec les jambes lourdes. Mais il faut croire que les chasseurs ne font plus l’unanimité. Toujours est-il que nous n’avons pas pu manger, mais on s’est un peu marré, croyez-moi. Pour le coup, nos belles sont moins radieuses, elles font la gueule même. Si ça veut rire, ce n’est pas demain la veille de ma prochaine rando.
A moi les chauds câlins matinaux…enfin, si Marie ne dépose pas un préavis de grève !

1 commentaire:

Francis a dit…

Cet été je me suis retrouvé aussi au milieu d'un banquet dans une auberge de campagne mais ça allait, c'était des joueurs de boules, très sympas. Comme ton texte d'ailleurs. ;-)