jeudi 9 juillet 2009

Les vacances...


Blogueuses, blogueuses, Je pars quelques jours :
Je suis à Avignon les 15,16 et 17 Juillet
Je suis à Vebron (en Lozère) du 22 au26 juillet.
Pourquoi ne pas se rencontrer si vous êtes dans le coin ?

N.27 La fête de la musique







Le clos Jouve est un bar situé sur le boulevard de la Croix Rousse, un bar merveilleux, malheureusement un peu excentré pour des buveurs casaniers comme nous. Mais ce soir, bravant les frontières, munis de visas et de tous nos vaccins, nous sommes bien calés au comptoir dans l’attente du concert de Jonas, le fils de Catherine et d’Eric, de bons amis bien que de piètres buveurs.
C’est la fête de la musique alors le bar est en effervescence. Devant le café, une bande de jeunes boutonneux massacre allègrement toute l’histoire du rock’n’roll pour la plus grande joie de leurs amis et parents. Comme ils y mettent toute leur énergie, nous leurs faisons un triomphe.
C’est bientôt le tour de notre protégé, Jonas, le petit prodige du rock. Depuis un moment, sa mère a disparu pour l’aider à se préparer, alors nous entreprenons Eric le père, afin qu’il nous rince d’abondance. Ce qu’il fait sans rechigner, trop fier de voir enfin son fils monter sur scène. Et sérieusement, il peut-être fier. Jonas, seul à la guitare, beau comme un dieu, attaque son concert à fond de caisse. Ca déchire les tympans et les vieux qui n’ont pas eut la sagesse de débrancher leurs sonotones, en perdent leurs moumoutes et leurs dentiers. On dirait Woodstock à la maison de retraite. De la folie. Notre « guitar héro » enchaîne les morceaux avec une virtuosité folle. J’ignore si la bière est fautive, mais ce gone me file le tournis. D’ailleurs, toute la bande est sous le charme, et même tout le public. Un triomphe. Après quelques rappels d’anthologie, le petit Jimmy Hendrix en herbe (Ducros ?) rejoint ses potes et nous le comptoir. Marcel, le patron, un ancien rocker, est tout ému par ce qu’il vient d’entendre et il nous invite à boire. Comme les parents sont aux anges, les tournées s’enchaînent sans difficultés. Maintenant, c’est un groupe qui se produit sur scène. Des musiciens plus vieux, mais bourrés de qualités. Un grand moment. Je fais des allers retours, scène comptoir tandis que Paulo lui, ne bouge pas de son tabouret. Il me fait signe qu’il souffre toujours des oreilles et qu’il préfère le blues. A ces mots, Eric, peu coutumier de toutes ces rafales de bières, prend la mouche, croyant que l’on se moque de son rejeton. Michel se fait pédago pour remettre les pendules à l’heure. Catherine, voudrait regimber, mais son élocution est trop pâteuse, alors nous l’ignorons. Les parents de « rock star » n’ont pas la vie facile !
Nous continuons tranquillement notre soirée musicale, bien décidés à tenir toute la nuit quand un pochetron bien calé au bout du comptoir, commence à émettre quelques réflexions désobligeantes à l’encontre de notre idole. Michel et moi restons sourds à ce genre de provocation. Paulo, lui est vraiment sourd, mais avec les parents c’est une autre mayonnaise. Les voilà qui répondent à ce pauvre bougre. Le ton monte rapidement et nous voilà à jouer les casques bleus au milieu du bar. Catherine surtout, est déchaînée et elle hurle qu’elle va casser la gueule à ce cuistre. Marcel demande à tout le monde de ce calmer, puis, il expulse le trouble fête. Pour nous remercier d’avoir maintenu le calme, le patron nous arrose généreusement. Tournée fatale pour les parents. Eric braille « Smoke on the water » alors que Catherine danse à moitié nue au milieu du bar.
« On dit que l’alcool est dangereux, mais cela n’est rien comparé à la maternité ! »

samedi 4 juillet 2009

N.26 A Villeurnanne.







Avec Michel, après notre séjour triomphal sur les mers du sud, nous exhibons notre bronzage dans les bars de la Croix Rousse. Lyon déborde de terrasses et les femmes ont les yeux qui brillent (en nous voyant ?). Nous frétillons de zinc en zinc.
« Paulo nous attend à Villeurbanne, c’est les « invites* », on y va ? « Je fais la moue, Villeurbanne c’est loin et on n’y connaît pas beaucoup de monde. « Y’a Arthur H, faut voir »
J’ai horreur de ces fêtes d’été où l’on est obligé de boire des bières chaudes dans des verres en plastique, à des prix prohibitifs, mais je vois bien que mon pote est tenté. Il ne dit rien, mais il ne m’étonnerait pas qu’il y ait de la blonde là dessous. On prend sa vieille caisse, la seule qui nous ramène toute seule, et en route pour l’aventure. Après avoir tourné une paire d’heure pour se garer, Michel particulièrement énervé a jeté sa bagnole sur un trottoir et nous fonçons vers le parc où se déroulent les festivités. Dès la première buvette nous retrouvons Paulo qui nous explique (en chuchotant) qu’il est devenu sourd après ses vacances en mer. « J’ai de l’eau dans les oreilles ». D’une bourrade bien sentie, Michel le rassure : « C’est dans le crane que tu as de l’eau mon pauvre Paulo, paye-nous plutôt une bière et présente nous la situation » Pour les non-initiés, ces derniers mots signifient : « Y’a d’la gonzesse ? De la belle ? Où ? » Mais Paulo est trop préoccupé par ses oreilles, alors nous l’abandonnons pour faire un tour de piste notre verre à la main. L’ambiance est bonne et comme tous les ans, il fait froid. Heureusement, un groupe de black réchauffe l’ambiance en animant la grande scène. En attendant Arthur H, nous allons manger un bout. Mais, manger tranquille est trop demander sûrement puisque nous sommes immédiatement rejoins par une grande partie de la bande. Heureusement ils ont les bras chargés de verres de bière, alors, je ne leur dis pas le fond de ma pensée. Cela serait peu charitable, non ? Comme prévu, d’entrée Lucien renverse sa bière sur un type bâti comme un bûcheron Canadien qui commence à renâcler, et je dois intervenir avec finesse : « Ta gueule toi, c’est le fête ce soir » Pour adoucir mon propos je mouche Lucien de sa baffe habituelle. Le gars essuie son pantalon en me souriant apparemment calmé. Voilà une situation promptement (et brillamment) réglée. Michel se lève pour rejoindre un groupe de belles rigolardes. J’avais bien raison et je m’empresse de le rejoindre, tout en prenant la précaution d’intimer aux autres l’ordre de ne pas bouger. Faut pas déconner non plus ! Michel me présente, et je me rapproche d’une petite brunette aux yeux de braise. Je vais lui dire tout le bien que je pense d’elle, de ses yeux et de tout le reste quand un type particulièrement laid (et costaud !) se plante devant moi pour me demander ce que je fous avec « sa » Marlène. Un connard, y’a pas de doute. Je veux sans attendre, lui montrer qui est le patron ici, mais le bougre est vif, et avant que je n’aie eu le temps de le frapper, il m’allonge dans la poussière d’une droite très sèche. Comme l’a dit un rugbyman dont j’ai oublié le nom : « J’aurais pas eu de nez, je prenais son poing en pleine gueule ! ». Je vais avoir du mal avec ce loustic, d’autant qu’en me relevant, je constate qu’il n’est pas seul et que tous les potes en sont déjà à se chicorner avec ces monstres. Nous allons méchamment dérouiller quand Lucien plonge dans la mêlée un pistolet à la main. Avant que quiconque n’ait pu intervenir, il tire en l’air. La déflagration qui nous perce les tympans, a même été entendu par Paulo, et là, c’est la grosse débandade. Ca court dans tous les sens, et même nous, nous filons dare-dare. Quel con ce Lucien. Une arme ! En courant, Michel le frappe sur le crane, alors pour rendre service, je place négligemment mon pied entre ses jambes. Ce pauvre Lucien s’écrase comme une bouse. Je récupère l’arme et je sors discrètement du parc. Michel ne tarde pas à me rejoindre et nous nous éclipsons le plus vite possible tout en ignorant les cris de Lucien. Une fois revenu au « bar des sports », nous avalons un fût de bière avant d’arrêter de trembler. « Ce Lucien, faudrait pouvoir le renvoyer dans l’Isère, j’vois pas d’autre solution. »
Je ne peux qu’approuver Michel en attaquant un deuxième fût.

Clip Cron Bneu